Nomades du Sahara

Quelque part dans les dunes du Sahara. 
Là, où la vie ne bat qu’avec le rythme de l’Univers et où le silence n’est qu’une bourdonnement lointaine.
Oublier du monde sous leur tente nomade vie une famille de voyageurs. Voyageurs?! Le vent ne leur apporte que du sable bien fin qui se faufile dans la peau, dans les cheveux, dans les yeux. Ce n’est pas si beau comme dans les chansons: 

                                     “ Le vent lui raconte
Les paysages qu'il a traversés.
Les hommes qu'il a rencontrés.
Les espaces bordés de haies, les hérissons qui s'y cachent.
Pour lui...le voyage ne s'arrête jamais.”

Le vent ne raconte pas car cette famille ne voyage pas. Ils ne peuvent pas voyager. Les parents sont trop vieux et les 7 enfants pas très fort pour supporter un voyage. La ville est à 3-4 jours de chameau et je n’en sais pas à combien jours de marche. Pas de chameau! Seulement un âne mais il est mort la nuit dernière. Et les chèvre ne peuvent pas aller très loin. Mais elles donnent du lait...... Et puis, voyager mais pour aller où?!
Je me sentais plus triste que jamais. Je n’avais rien à leur donner si ce n’est que quelques vêtements chaux qu’on portait sur notre dot. Ils étaient heureux comme si je leur donnais le bonheur éternelle. J’avais honte. Je ne sais pas de quoi mais c’était un sentiment étrange qui me donnait l’envie de pleurer. Je me sentais comme une graine du sable devant leur simplicité et leur grand coeur. 
On a passé une partie de l’après-midi avec eux à se promenaient  et entendre leurs problèmes de scolarisation, de nourriture, de santé, de mains fortes qui peuvent les aider dans le quotidienne car ils n’avait pas des garçons. Juste un petit garçon de 3 ans, le dernier. Trop petit!!! C’est pour ça que l’âne mort reste derrière la tente et il va rester jusqu’à ....personne ne sais jusqu’à quand. Eux non plus ne savent pas quoi répondre. 
La route nous appelait car la nuit ne tardera pas. Cette rencontre ne sera qu’une petite page sur mon carné du voyage mais un souvenir inoubliable dans ma mémoire. Et pour eux se sera l’événement de l’année - quelqu’un est passait par là et c’était des Français.
Bientôt c’est Noël. 
J’aurais aimer rester avec eux pour fêter.
***
Je me suis tournais pour voir leur tante pour la dernière fois mais j’ai vu que l’âne...
On aurais pu leur donner un coût de main avec le chameau. On aurais pousser l’âne plus loin de leur maison...Pourquoi j’en ai pas pensé plus tôt?!

Bientôt on ne voyais que du sable.




Les filles du silence…
à travers le regard d’un homme

Elle s’appelle Silence (Sacta en arabe) et vit dans une tente au beau milieu du Sahara tunisien avec son mari et ses six enfants. Cette famille nomade venue d’Algérie s’est échouée au milieu des dunes à côté d’un puits (une journée de marche).
Malheureusement seul son sixième enfant, âgé de 3ans est un garçon. Le jour, les deux filles aînées s’occupent de garder les chèvres avec le père, la nuit c’est le chien qui prend le relais pour les protéger du chacal. La mère « travaille les enfants » comme ils disent.
Hier l’âne est mort à côté de la tente et faute de bras, le père devenu vieux n’a pas pu le déplacer tout comme il ne peut déplacer le campement de sa famille nomade la condamnant à rester sédentaire.
Malgré les conditions difficiles de cette famille, les sourires des enfants réchauffent le désert. Sur les crêtes des dunes, on y voit les traces des enfants qui jouent à se faire rouler du haut des plus hautes dunes. Les filles grandissent et marche avec une grâce qui se nourrit du silence. Ils vivent de leurs chèvres et vont de temps en temps au village (5jours de marche) vendre leurs produits et acheter du thé.

J’ai encore beaucoup de choses à raconter sur cette famille, rencontrée le jour de Noël dans le désert, mais voici un petit résumé pour situer l‘histoire.








Rroms Bulgares 

J’étais dans le jardin du Danube avec ma fille quand saudin j’ai entendu une langue très familière. Mon coeur se mit à battre et je suis devenu toute joyeuse comme si j’avais bu un petit verre du vin. Je ne savais pas ce que m’arrive. Je me suis retournée. C’était une femme avec un garçon. On se mises à parler( en bulgare) de nos enfants, de la vie qui n’est pas facile, du beau temps et de tout les bla-bla qui les femmes, on sait bien bavarder. Et à la fin, je lui ai demandé à quelle langue elle parle à son garçon. “Romani” me dite elle. “Je suis rrom chrétienne et le rromani c’est ma langue maternelle”. Quelle bonheur! Quelle chance j’ai eu!!! Je lui est demandé de m’apprendre des chants qu’elle connaît et qu’elle aime. Et voilà comment je me suis retrouvée au baptême de sa petite fille. C’est une privilège qu’un gagé (étranger) se retrouve dans une fête aussi intime et familiale qu’un baptême. C’était dans une église orthodoxe, dans un petit village. La petite était toute belle et toute excitée. Les parrains, très sérieux, suivaient à la lettre les instructions du pop. Quand la cérémonie a été fini, la marraine a habillé la petite avec des vêtements toutes neuf de pied jusqu’à la tête. Et quelle vêtements.....!J’en ai jamais vu ça!!! 
Mon amie, Renie, a été très touchée de ma venu et m’a présenté à toute sa famille. Ça y est, j’était acceptée parmi eux.
Plus tard, je me suis retrouvée dans leur maison pour boire un petit verre de rakija, et encore un, et encore un. Et puis à danser et écouter la musique. Leur maison était très simple mais très propre. Un lit, un canapé et une très, très grand sono. De quoi à devenir fout! Quand je partais, tout le cartier était devant leur porte pour voir qui est la gadgé.
Il me manque!
Il me reste les souvenirs, les photos et l’espoir que l’année prochaine je vais les retrouver.
Que le DEl (Dieu) nous garde en bonne santé!


 
recits de voyages